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Lettre de soutien et de sympathie à Monsieur Bruno Pascal Chevalier
Sur la franchise médicale
(ou un nouvel arbre qui cache la forêt)
La Fédération Nationale de l’Invalidité et de la Retraite
Un début d’année 2008 sous l’égide de l’accélération des réformes « nécessaires » aux engagements pris par Monsieur Nicolas Sarkozy auprès de l’Union Européenne.
Comment recoller aux dispositions du Pacte de stabilité et de croissance, lequel impose de toujours maintenir un déficit et une dette publique en dessous des seuils fixés respectivement à 3% et a 60% du PIB sous peine de sanctions économiques et ce à l’horizon 2012 ?
Les méthodes appliquées sont d’une simplicité enfantine et consistent à réduire le déficit en en donnant le moins possible ou encore en ponctionnant de plus en plus les citoyens, y compris ceux dont les revenus sont les plus modestes.
Ainsi la FNIR, forte de ces constats ne peut que s’associer à la démarche héroïque de Monsieur Bruno Pascal CHEVALIER et lui apporter son soutien moral en espérant que sa décision aura le moins d’impact possible sur son état de santé.
La FNIR constate que sa lutte contre la pauvreté des ex invalides retraités a reçue comme écho une revalorisation de 1,09 % du minimum contributif, soit environ 600,00 € par mois alors que dans un même temps l’INSEE annonce une hausse de 2,6 % des prix des produits de grande consommation pour l’année 2007 ;
Que sur fond de récession économique, la Banque Centrale Européenne constate ces mêmes effets inflationnistes et préconise de les limiter par une non revalorisation des salaires.
Qu’il est constant et admis qu’un revenu inférieur ou égal à 600,00 € par mois ne relève pas de l’extraordinaire alors qu’à contrario le seuil de pauvreté officiel (INSEE et EUROSTAT) est fixé à 817,00 € (année 2005) pour une personne seule ;
Que Madame Bachelot affirme que 4,00 € par mois n’est pas la mer à boire et s’étonne que cette nouvelle disposition suscite une levée de boucliers.
Qu’il est en sus question d’expérimentation de TVA sociale souhaitée par Monsieur Nicolas Sarkozy, laquelle pourrait bien
figurer dans le projet de Loi de financement 2008 de la Sécurité Sociale.
Quant aux engagements pris par Monsieur Sarkozy concernant la réduction de la pauvreté d’un tiers d’ici 2012, nous découvrons au travers de la presse écrite que le bouclier sanitaire, suggéré un temps par le Haut Commissaire aux Solidarité actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, pour protéger les plus pauvres, n’est même plus à l’ordre du jour.
Ainsi, dans un contexte conjoncturel défavorable et malgré les nombreux appels de détresse des plus démunis, le Gouvernement, inébranlable, persiste dans l’application de réformes inappropriées en ignorant les souffrances d’un peuple qu’il est censé protéger.
Ce faisant, la FNIR ne peu que constater les effets néfastes de ces mesures qui conduisent nos concitoyens à adopter des mesures auto destructrices tel, à l’extrême, l’immolation par le feu en place publique.
Combien de nouvelles tombes faudra t’il creuser pour les martyrs de ce système antisocial ?
Le président de la FNIR – Michel Baillif
site :
http://www.retraite-invalide.org/
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